3 septembre 2017

[…] each time I steal
toward rites I do not know, waiting for the lost
ingredient, as if salt or money or even lust
would keep us calm and prove us whole at last.

(Anne Sexton)

 

***

 

Quelle est cette poussée intérieure qui me tient éloignée de mes rituels lorsque j’ai le plus besoin d’eux? Le sabotage, l’apitoiement, d’accord; mais pourquoi? Au fond de moi subsiste un cynisme qui n’est pas sans fond de vérité : si mes rites n’ont pas empêché la montée de cette subtile autodestruction, c’est qu’ils ne sont pas efficaces.

Je sais bien qu’aucun ingrédient perdu ne pourra, une fois retrouvé ou tombé du ciel sur moi, m’accorder le calme absolu ni me rendre enfin complète. Mais je sais que certains d’entre eux – l’eau de rose, le thé vert, la poésie – me donnent la force de continuer. À chercher d’autres ingrédients, peut-être, mais de continuer.

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