20 septembre 2017

n’attends pas
de miracle
construis
ton cahier

(Simon Poirier, Particules mélancoliques)

 

***

 

J’ai cessé d’attendre la ville et j’ai choisi de reconstruire le cahier de ma vie passée à Paris. Pour ce faire, je dois relier entre elles les pages – rassises, ballonnées comme des voiles au grand vent, ou prises dans le ciment comme mon cœur collé à ma cage thoracique.

Je relie, je relis du bout de mes baskets licornes, les chaussettes trempées d’eau de mer, et avec mes miracles aux pieds je fais se croiser des gens qui ne se connaissent pas à des époques où ils n’étaient pas ici, je cueille des pensées que je repique dans ma jeune tête filasse et troublée, j’emprunte des ponts de lumière et je colore le blanc en rosé, le rosé en blanc.

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