22 septembre 2017

ma démesure ordinaire

(Roseline Lambert, Cliniques)

 

***

 

Entre Paris et Zagreb, j’ai rencontré l’ampleur de ma démesure ordinaire : pas plus large ni plus étroite qu’un siège, elle n’en brille pas moins que la nuit d’une ville vue de haut, elle n’en clignote pas moins que les éclairs surgis des ailes d’avion. J’ai vu qu’il n’y avait rien d’ordinaire à vivre dans les airs, mais aussi ce qu’il y avait d’ordinaire, de mesuré, à suivre sa petite trajectoire aux côtés des autres.

Oui, je vais quelque part, et c’est là ma chance; mais c’est aussi là la chance de tou.te.s. Nos lignes parfaitement prolongées se brisent lorsqu’on soulève la tasse pour regarder ce qui se trouve en dessous. Alors on découvre une main ouverte, paume offerte au point d’inflexion de nos rayons.

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