3 octobre 2017

Elle ira sans savoir que l’image de deux étangs, depuis un pont
près de la tour et du clocher sous le ciel bleu (cette fois) de lumière brillante, sera une image qui reviendra même si les années passent.

Comme les pupilles du cerf, les cercles de chaque étang se dilateront.

(Claudia Hernández de Valle-Arizpe, « Temple du Bouddha incliné », extrait de México-Pékin, Exit no 83, trad. Ana Cristina Zúñiga)

 

***

 

Les images qui reviennent. La nuit, si je ne m’endors pas d’un coup, c’est le jeu auquel j’aime jouer : identifier les images qui passent en un carrousel aux tours légers comme les nuages, mais que je peux découper lucidement. Les pupilles stoïques comme celles du cerf, je ne bouge rien de mon corps sauf mes mots, je nomme les cadavres exquis qui m’assaillent.

Avant que les cercles des étangs se dilatent et que je pénètre dans le sommeil, je me pose une dernière question : qu’est-ce qu’un rêve? Et je m’endors sur des diapos toujours légèrement différentes, comme les endroits que l’on revoit après que les années aient passé.

 

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