19 octobre 2017

encore
n’est pas
comme
pareil

je ne cesse d’y penser

(Martine Audet, « neuf pas pour mille batailles », Estuaire)

 

***

 

Chaque départ, chaque arrivée est différente, avec ses propres soucis et ses propres avancées – je ris d’écouter « Dernier jour » à l’hôpital avec mon sang trop bouillant pour les murs blancs, mes pieds trop dansants pour les rues vides de Montréal.

Je ne cesse de penser à ce qui change, de sorte que je ne peux m’arrêter de penser. La répétition des chats sur ma camisole m’indique qu’il y a des encore; les plis dans le tissu, qu’il n’y a pas de véritable pareil. Comme mon visage, qui chaque matin m’étonne d’être là, sans autre miroir que celui que je dois me lever pour aller chercher. Me lever : danser, ne pas penser.

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