30 octobre 2017

you’ve touched me
without even
touching me

(rupi kaur, Milk & Honey)

 

***

 

Je ne touche qu’à ce qui brule. Oui, je suis une théière échaudée avant l’amour, une chatte trempée par la douche dont elle contrôle la température : chaude, toujours plus vive. Mais quand je reviens de Turquie et que la noirceur me rappelle chez moi plus tôt, que les rivières et fleuves font trembler le coin de mes yeux, je sais que la froideur a aussi à m’apprendre.

Il me touche  / sans même / me toucher : le courant gèle les gouttes de thé que j’y jette, en fait des poids pour lance-pierres… qui descendent au fond de l’eau – mes bras las – ou qui flottent jusqu’à la mer – mon menton en l’air.

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