2 novembre 2017

au fond du puits
le silence voyage encore.

(Hélène Dorion, Mondes fragiles, choses frêles)

 

***

 

Le silence voyage avec moi le long du fleuve. J’en ai une pleine théière au ventre, de ses clapotis chauds et sucrés contre mes parois, de ses roses qui veulent éclore dans une pétarade de bruissements. Je suis un puits qui voyage : je suis femme de peu et de tout à la fois, femme-puits qui traine au fond d’elle un marc de thé chinois avec toute la bonne aventure qu’il contient.

Le silence, je le trouve parfois après avoir parlé. Après avoir nommé un feu de bengale que j’ai au cœur ou un désir de rougir dans l’eau du bain. Après avoir laissé mes doigts dire : C’est cette céramique que je veux toucher, ce rose tendre chocolat.

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