28 novembre 2017

boumboum     cœurquibat     boumboum     cœurquibat

(Marc André Brouillette, « voguent à l’âme », Estuaire)

***

Les matins pressés, lorsqu’ils retombent, deviennent des paupières lourdes comme le soleil rouge qui plonge dans le Bosphore. Je suis fatiguée, je suis fatiguée d’avoir les deux mains sur la barre sans avoir l’impression de la tenir pour autant. Je suis fatiguée mais je ne suis pas que ça : je suis un sac surprise – bu ne? şu ne? o ne? – duquel sortent un à un des mots; je suis un sac surprise pris dans un sac surprise plus grand que lui, qu’on appelle une vi(ll)e.

J’ai le temps, cet après-midi, d’ordonner mes mots comme je le veux et de les coller avec du skoç kolay. La vie est facile quand on prend le temps de se dire qu’elle l’est.

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