4 décembre 2017

Le privilège de veiller tard, c’est d’observer la nuit. On occupe un dernier étage et sous nos yeux s’étendent les toits. On sent que l’on pourrait vivre ailleurs ou vivre une autre vie.

(Paul Kawczak, Un long soir)

 

***

 

Observer le détroit fait le même effet : toits comme vagues épellent la petitesse perdue dans l’immensité. En fait, pas vraiment perdue, puisque je la retrouve dans mes bottes lorsque je reviens de mon voyage astronomique. Oui, je pourrais vivre ailleurs, mais c’est déjà ce que je fais. Oui, je pourrais vivre une autre vie, mais je resterais petite brindille portée par les vents du cœur, alizé contre karayel.

Je veille tard et j’apprend des verbes qui me sortent de moi : regarder, lancer, embrasser.

 

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