11 décembre 2017

sur la fatigue l’espace insécable entre les jours

(François Rioux, L’empire familier)

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Mon travail me demande souvent de corriger des espaces. Entre la fatigue de l’auteur.e et la mienne, je rectifie les ponts – entre les pieds de mes aimé.e.s et les miens, j’étends des halı(lar) rouges.

Entre les jours aussi existent ces espaces qu’il me faut rendre insécables. Les nuits font revivre le coeur fatigué du trop-plein de trop-bien, et dieu sait que j’aimerais séquer les vides autour du trop-bien, rendre celui-ci permanemment rouge comme un tapis de mosquée. Mais ce qui fait de Süleymaniye une si grande beauté, c’est surtout cet espace qui la remplit.

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