30 décembre 2017

[…] que nous

devrions essayer de nous rappeler nos visages.
Mais pour moi tout cela semblait

improbable d’une certaine façon, parce que
je savais que mon visage ne serait plus jamais le même.

(Jennifer Lynn Williams, « Je suis morte la nuit dernière, Exit no 83, trad. Samuel Mercier)

 

***

 

Arriver à la dernière danse de l’année signifie tenter de plonger, pour un long slow motion, mon regard dans le visage de celle qui a commencé l’année 2017 dans mon corps. Plus j’étreins fort ma passée, moins je la vois – lorsque j’ouvre les yeux, je n’aperçois que les autres danseurs par-dessus son épaule.

Ainsi je choisis de la tenir à distance mais toujours dans mes bras, pour pouvoir scruter la musique sur ses traits. Nous sommes comme le simit avec le thé, chante Tarkan; mon simit est loin, alors je renoue avec mon bagel : moi, modelée d’origines.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s