1er janvier 2018

Elle ira sans savoir que l’image de deux étangs, depuis un pont
près de la tour et du clocher sous le ciel bleu (cette fois) de lumière brillante, sera une image qui reviendra même si les années passent.

Comme les pupilles du cerf, les cercles de chaque étang se dilateront.

(Claudia Hernández de Valle-Arizpe, « Temple du Bouddha incliné », extrait de México-Pékin, Exit no 83, trad. Ana Cristina Zúñiga)

 

***

 

C’est le Premier de l’an, et tout ce à quoi je pense est la dualité : deux coupes de crémant illuminées différemment mais qui résonnent ensemble; deux verres à thé qui se sont éloignés l’un de l’autre et qui ne tiennent… qu’à un élastique; deux années miroirs sur lesquel.le.s je décalque mes vœux en yeux de chat.

L’image de deux est, je l’espère et le sais, image qui reviendra; j’ai deux pupilles, après tout, et à la fois de la chair et du métal dans mon cœur. Cette année je vous souhaite à tou.te.s des cercles de lumière brillante dont les couleurs parlent aux vôtres, et qui se dilateront.

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