27 janvier 2018

Elle attendait et se demanda cette nuit-là, avant de s’enfoncer dans le sommeil, si l’attente faisait partie du voyage. Attendre, n’est-ce pas déjà partir ?

(Madeleine Gagnon, Je m’appelle Bosnia)

***

Attendre le sommeil est devenu un des moments de la journée que je préfère depuis que ma bonne amie m’a appris que même si on ne dort pas, être en position couchée repose le corps. Ne pas dormir encore fait donc partie de la nuit – je m’y fais et déjà mes paupières s’enfoncent, mes muscles deviennent souples comme ceux des goélands pêcheurs de simit en plein vol…

Je suis moi-même en plein vol; voler, c’est aussi attendre. C’est maitriser la suspension, savoir que l’immobilité fait autant partie de la course que les battements effrénés, ces tachycardies qui relient les ailes au coeur. Que quand on est lancé.e dans l’air marin, il n’y a pas d’équilibre sans les deux extrêmes.

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