3 février 2018

les pays leur encombrement d’images

(Carole Forget, langue de départ)

***

J’attends mon menemen sur la terrasse d’un café de Moda, les yeux enrobés du flou d’un foulard de laine sans objet, jeté sur mes épaules comme une matinée d’amour qui n’a pas besoin d’être répétée : la journée peut finir, j’ai eu mon thé et j’ai fait mon show. Maintenant j’étire le dos contre le mur et j’observe le son que le monde fait sans moi ni toi.

Je ferme les yeux et le pays s’ouvre, son encombrement ne se résume plus qu’à quatre, cinq sons. Je me demande encore combien de temps ta voix tiendra avant que j’en comprenne les inflexions et qu’elle disparaisse.

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