6 février 2018

la sale rondeur du temps

(François Rioux, L’empire familier)

***

Le temps revient, disque elliptique et plat comme un lahmacun (ou deux) dégusté seule, dans la mesure de ses papilles échaudées. Il m’habite parfois sur le sens de la largeur – et alors je revis ce qui semble si proche, des dents contre un lobe d’oreille et des mains sales qui se tiennent -, parfois sur le sens de la longueur – et alors tout me semble si loin, laver la glaise sur le plancher est absurde, converser en turc est absurde, ne pas manger avec lui est absurde…

Mais demain la rue me souhaitera encore bon matin, et peut-être que je pourrai gouter à cette journée et à un paysage qui n’est pas plâtrage, un paysage qui est collage.

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