19 février 2018

[…] migration is the genuine human condition, in this world.

(Dževad Karahasan)

***

L’épuisement s’est tapi dans un coin de ma chambre, de mes chambres, même celles de mon coeur : il lève parfois les yeux de son travail et me lance un regard mosaïque au soleil, une couverture sous laquelle allonger tout mon soul, un baiser qui fera dormir la belle au bois.

Pendant qu’une femme se fait frapper par une voiture, moi j’ai toute la journée pour tenir debout, et je remercie cet amour qui s’intercale avec la fatigue – deux corps inhabitués, crème et gâteau du tiramisu turc. Tu ne sais plus si tu vas quelque part, je rentre par à-coups, et une femme aurait préféré ne pas s’étendre aujourd’hui. La vie migre nos plans, tous en même temps.

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