25 février 2018

Mes larmes ne se décident pas à couler.

(Élodie Bernard, Le vol du paon mène à Lhassa)

***

Au lieu de pleurer (mais pour quoi, pour qui, encore?), mon corps se décide à suer. Je me réveille dans un bain froid pour mieux sortir sous la pluie – impossible de rester au sec en pleine İstanbul, les cheveux dociles et la langue maitrisée. Impossible de ne pas me détremper dans le monde, de demeurer inchangée par lui.

Ainsi un chat élit-il domicile dans une classe, inchassable; ainsi un homme étire-t-il les nuits, draps presque aussi longs que ses bras; ainsi une série de malheurs est-elle interrompue par le classique « tu es belle ». Ainsi tout passe-t-il, même la grippe, même la beauté assurée des passants imperméables.

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