18 mars 2018

Sinon, il restera toujours l’adresse d’une ambassade
du thé chaud et une couverture
qui brilleront quelques instants
dans les mains d’un passant
pendant que votre tête se placera
dans la ligne de tir

(Geneviève Morin, Gâteaux glacés)

***

Quelques instants : je n’y crois plus. Je devine les trois premières notes d’une chanson juste avant qu’elle

commence à la radio, et cela suffit pour bousculer ma conception du temps. Les ambassades, le thé chaud et les couvertures brillent inlassablement, éperdument; c’est nous qui nous lassons, détournons le regard ou l’attention.

J’étais coincée dans une mantı; lorsque j’en suis sortie le temps d’un accord (ou d’une demande en mariage sur le vapur, c’est tout comme), j’ai pu voir qu’il y en avait plus d’une. (J’ai mis le mot mantı au féminin comme par réflexe.) Et j’avais tout à coup tellement envie de finir mon assiette.

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