2 avril 2018

sur la fatigue l’espace insécable entre les jours

(François Rioux, L’empire familier)

***

Les jours sont sécables et avec eux leur désir part de gâteau : je ne savais pas quoi faire de grand vide – et j’ignorais d’ailleurs que ce serait la dernière fois que je pincerais le coin de son sourire, qu’il me dirait ne pars pas; ici je fais le grand ménage de tout ce qui fatigue, épuise les possibilités en moi… mais je voudrais tant que mes couvertures soient dotées de la parole douce, de la pression juste contre mon dos.

Rien n’est parfait et les jours de brume servent à le voir. Et les mains… les mains, au loin, servent à tailler des poissons, et sur leur fuselage à glisser gluantes, à rebondir mordantes.

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