3 avril 2018

Tu aimes les hautes falaises
le souffle des étoiles et de la passion
tout risquer plutôt que rien.

 

(Hélène Dorion, Comme résonne la vie)

 

***

 

C’est quand j’ai ce sentiment de haute falaise à l’intérieur de moi que je dois tout risquer : une cheville raide, voire un seul cheveu cassé hors de mon repaire d’écriture, une vie à mener d’abord si je veux l’écrire – même si c’est celle d’autres femmes. J’ai une vie à vivre dans ces paysages d’après le sommeil, enfin, une vie à continuer de réparer avec l’imagination des choses trouvées sur la route, le souffle coupé des étoiles et de la poussière.

J’ouvre toute grande la fenêtre au-dessus de mon lit et laisse entrer la passion de la rue, en suspens(ion) comme dans ma tasse de thé tsuki no yoru, soir de lune. Pourtant il fait aussi soleil qu’une page jaunie. Que mon visage jaunisse aussi, se parchemine; que l’histoire se tatoue sur nos joues.

 

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