10 mai 2018

[…] toucher terre un matin où la tasse se réchauffe, liqueur pleine de murmures, saveur en volutes, sans un mot – de langue universelle, je suppose.

(Charles Sagalane, « Feng Huang Gou Tou », 47atelier des saveurs)

***

C’est un matin où la tasse refroidit. Je n’arrive pas à toucher terre, quelque chose de l’ordre d’une volute, d’une queue de violon me garde trop dans les mots, suspendu.e.s. Je n’entends que les murmures des mais, les susurrements des et si… C’est comme si je m’étais brulé la bouche deux fois dans mes vies passées et que ça me revenait aujourd’hui, l’inquiétude qui tiraille le bout de la langue.

Heureusement il existe les autres et leurs coquetels d’histoires froids, une ile dansante jamais vue sur le Bosphore, et la possibilité que tout coule. Que mon histoire ne soit qu’insignifiante, malgré tout.

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