24 septembre 2017

Parfois je complique la vie
Ou je simplifie la ligne qui tend vers l’espoir.

(Élise Turcotte, Ce qu’elle voit)

 

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Les matins décisifs ne sont jamais aussi stressants ni aussi excitants qu’ils ne l’étaient dans mes insomnies débridées. Je me lève, et les choses se font dans un ordre non établi, celui des rires slovènes qui s’engouffrent dans les queues glissantes des rêves; celui des trains de gestes menés par la respiration, et non freinés par elle; celui des éclats de džezve dorés sur les murs.

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Les matins décisifs s’enfilent avec une facilité trouvée au cœur de soi – au cœur de soi et de l’autre, dans cet espace que l’on crée entre les ćevapi et la pluie, entre le grand bazar et l’eau plus chaude que nos corps.

14 septembre 2017

Parfois je complique la vie
Ou je simplifie la ligne qui tend vers l’espoir.

(Élise Turcotte, Ce qu’elle voit)

 

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Au cas où je suis. J’ai ces moments de doute épiphanique lors desquels je me rends compte d’ je suis et je n’arrive plus à croire, pendant quelques instants, à ma corporalité. Rien ne bouge, le nord ne devient pas sud tout à coup, mais mon esprit prend la mesure de son insignifiance. La grandeur de son insignifiance, devrais-je dire.

Après ces battements du temps, je me demande inévitablement si je complique la vie ou si je la simplifie en voulant apposer des mots sur eux. Pourtant, je sais très bien que seule l’écoute des doutes viscéraux, et non celle des questions que j’ai modelées à partir de leur substance, simplifie la ligne qui tend vers l’espoir.