28 janvier 2018

J’aurai soudain un beau milieu
avec moi, dentelle de cahier
un cygne, radicalement
et les yeux comme seul symptôme.

(Clémence Dumas-Côté, L’alphabet du don)

***

Mes yeux comme seul symptôme de ma fatigue, de mon amour perdu, de mon sentiment d’être à ma place, dans mes orbites. Mes yeux coulent avec des ratés la nuit, gorgées de Şardone dans le trou du dimanche, rue-rayon de rue perdue autour d’une spirale infi(r)me.

Je suis un cygne, radicalement, parfois je me tiens droite et je laisse mes mèches s’arquer doucement, parfois je porte du coco sur mes lèvres et j’oublie leur pouvoir. Parfois je remue mes ö et mes ü dans mon verre et la vie devient rose clair; alors l’absence devient un message qui me remplit. Et qui te remplit aussi.

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